une douleur déguissée

12 juin 2017

une douleur déguissée

UNE DOULEUR DÉGUISÉE

Je me tortillais, me retournais, sur mon immense lit, quelque chose m’empêchait  de continuer mon rêve. Des cris, des éclats de voix d’une femme ? D’un homme ? Je veux me rendormir mais mes yeux à moitié ouvert se sont écarquillés par la lumière du soleil, qui transperçait ma fenêtre à moitié couverte d’un rideau ! Je m’assoie sur mon lit et rabat ma couette. Là, les éclats de voix sont de plus en plus proches. Mais je reconnais bien ces  voix qui me semblent curieusement familières. Intriguée, je me suis levée pour regarder par la fenêtre, j’aperçu alors ma mère debout à la véranda, face à mon frère adossé sur le poteau électrique, il est certainement avancé (saoulé) vu l’allure avec laquelle son torse et ses reins se tortillent.

“ Je suis devenue la risée de tout un quartier, même ma famille s’en est mêlée,  tu veux m’avancer dans la tombe , je pleure les 25 années que j’ai passées à t’envoyer à l’école, un Master en droit  juridique, pour finir tes journées dans des bars. mon fils n’as-tu pas pitié de moi ? Maman fond en larme

Derrière cette fenêtre qui me sépare de la scène, je suis abasourdie. Et là j’entends mon frère qui éclate en sanglot et ne peux retenir l’expression de  son coeur.

Maman de quelle Master parles tu? Le Master est-il encore un diplôme dans ce pays? Est ce que je n’ai pas essayé? Combien de fois j’ai fait des concours? Attends que je te rafraichisse la mémoire. 4 fois déjà le concours de police, je suis éliminé à l’oral, 3 fois le concours de l’école normale supérieur pensant que je pouvais suivre les pas de papa et être enseignant; 2 fois les concours d’intégration à la fonction publique ah non même là bas? 3  fois l ‘ENAM (Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature), je me disais aussi être préfet ou sous préfet un jour). Non rien de tout ça, je ne poursuis même plus mon rêve, de toute les façons en entrant à la Fac je ne pouvais plus devenir Marine! je ne peux me permettre de rêver , non je fais ce qui se présente à moi! le rêve n’est plus permis dans ce monde ”.

Je n’avais plus la moindre force de cligner des yeux, je me suis rendu compte des larmes qui ruisselaient le long de mon visage, quand elles avaient inondés mon t-shirt. Qui dois je condamner, à qui devrais je en vouloir? L’ennui est une douleur, oui une vrai douleur, chacun le manifeste à sa manière, il ne faut pas juger celui en qui elle se manifeste autrement. Il avait sombré dans l’alcool, maigri, et oui “la douleur est un puissant modificateur que l’ivresse” .

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Commentaires

Marcy@
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J'aime bien mais j'ai l’impression qu'il manque quelque chose mais je ne saurais dire quoi .
Grande amatrice de lecture toujours à l'affut de nouveau texte .
Va de l'avant , je reste aux aguets !

kmiyo
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Merci Marcy! C'est un plaisir. Je vais améliorer au fure et a mesure, je suis une amatrice dans l'écriture.
Prochaine histoire bientôt.